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Souffrance à l’école : les conseils indispensables pour accompagner au mieux

Comment accompagne-t-on des élèves ou nos enfants qui sont en manque de sens et qui ne se sentent pas bien à l'école ?

 

Plus loin que des difficultés purement scolaires ou des troubles des apprentissages, certains souffrent d'un manque de sens, même s'ils ont de bons résultats. Ils ne vont pas savoir pourquoi ils travaillent et vont beaucoup tourner autour de cette question. On va alors observer une fatigue émotionnelle, une perte de motivation.

La Fabrique à bonheurs vous guide pour accompagner la souffrance, malheureusement grandissante, de ces enfants.


Pour les parents et les accompagnants :


 Éviter de culpabiliser :  Le premier conseil pour les parents est d’éviter de culpabiliser. Mais plutôt d’essayer de comprendre son enfant.

Ce qui se joue derrière les symptômes de l’anxiété à l’école et du refus scolaire, c'est la question du : « à quoi bon y aller ? », « à quoi ça sert ? ». Il s’agit donc plutôt d’y apporter des réponses.


Expliquer pourquoi on apprend : dans le manque de sens, on se rend compte qu'il y a de plus en plus d'élèves qui ne comprennent pas pourquoi ils apprennent. À quoi cela va leur servir.

Et si on leur explique que c’est « pour plus tard, pour ton avenir », c'est beaucoup trop loin. Cela n’a pas de sens. Il faut raccrocher à quelque chose dont ils peuvent comprendre que ça les construit, et qui les fait avancer dans le moment présent.

 

Parler au côté émotionnel plutôt qu'au cerveau : "Mais non, tu n’as pas à avoir peur etc.…". Cela ne sert à rien puisque l'anxiété n’est pas du côté de la rationalité, elle se joue du côté émotionnel. On va plutôt se focaliser sur l’accueil de ses émotions « comment tu te sens ? Où est-ce que tu le ressens ? »

 

La note ne définit pas l’enfant : Quand un élève revient avec une note qu’il estime catastrophique, cela peut être toute sa personnalité qu’il juge sévèrement. Il est important de lui expliquer "Tu n’es pas ta note".

Et les aider à dédramatiser les résultats quand ils ne sont pas à la hauteur de leurs attentes. Les accompagner aussi à accueillir leurs émotions.

Par exemple : « Je vois que tu es déçu, tu es peut-être découragé ? »

On valorise l’effort, l’engagement, la progression.

Qu’il ait 5 ou 19, qu’est ce qui a marché ?

Et qu’est-ce qui a moins bien fonctionné ? Est-ce que j’ai manqué de connaissances ? Est-ce que j’ai besoin de temps ? De calme ? D’entraînement ?

 


 Pour les élèves :  Penser à respecter ses besoins fondamentaux.

 Préserver sa sécurité affective : Est-ce que je me sens en sécurité ? Est-ce que l'endroit dans lequel je suis est un endroit où je peux être moi-même ? Est-ce que je suis détendu ? Je n'ai peur de rien ou au contraire, est-ce que je suis sur le qui-vive ? Est-ce que j'ai une forme d'hypervigilance parce que je ne sais pas ce qui va m'arriver ?

 Valoriser le sentiment d'appartenance : Est-ce que j'appartiens à une communauté d'élèves ? Est-ce que je me sens appartenir à un groupe ? Est-ce que j'ai des points d'appui ? Est-ce que j'ai des camarades, voire des amis ?

 Être autonome : Est-ce que je me sens de plus en plus capable de faire seul ou de faire avec quelqu'un ? Est-ce que je sens que j'ai les compétences pour ça ? Est-ce que je me déploie ? Je grandis ?

 


Pour les parents, les accompagnants et les élèves :

Respecter le droit à l’erreur : Le droit à l'erreur, c'est parfois juste l’annoncer : « Oui, tu as le droit de te tromper, ça n'est pas grave ».

Mais aussi, ne pas sanctionner trop vite.

Quand on dit "Oui, tu as le droit à l'erreur", il est nécessaire de vraiment lui offrir le droit à l'erreur. C’est une source d'apprentissage. L’enfant se trompe mais il va tirer profit de ce qui s'est passé. C'est une expérience. La fois d'après, il va ajuster, corriger et réussira mieux. L’erreur permet ainsi de grandir. S’il n’a pas le droit de se tromper, il va se figer, se paralyser. Il n’aura pas envie d'essayer la prochaine fois parce que c’est trop dangereux. S’il se trompe, l’élève pensera qu’il peut être rejeté(e). Le risque est trop grand, il n’ira pas.

  Offrir des « time off » : Les enfants sont trop souvent assimilés à leur statut d’élève.

Or en tant qu’individu ils ont le droit à du temps de repos, du temps de rien du tout, du temps avec les amis, du temps de « je joue ». Ils ont le droit de ne pas être un élève à un moment donné et qu'on arrête dès le petit-déjeuner de leur parler de leurs notes, de l'école, du contrôle, de l'évaluation, de l'exposé. En fait, il y a vraiment à se dire qu’en eux, il y a un morceau qui est élève, qui a une fonction de travail, mais il y a tout le reste aussi.

Un enfant apprend d’ailleurs mieux lorsqu'il est reconnu comme une personne et pas seulement évalué comme un élève.

 Apporter reconnaissance et confiance : Est-ce que l’élève a confiance en ses capacités ? Est-ce qu’il ressent de la confiance dans le regard des autres sur lui, des adultes et de ses camarades ?

 L’élève ne peut se sentir valorisé uniquement dans ses réussites chiffrées, il a un besoin de reconnaissance au-delà de la note « je vois l'effort que tu as fait, je te reconnais ». C’est très important.

  

Ainsi il est nécessaire de conserver un regard positif sur nos enfants, et que l’on puisse les accompagner sereinement sur ce chemin de la scolarité. Notre formation de praticien(ne) en Psychopédagogie positive est là pour vous fournir des clés et outils et ainsi permettre aux enfants de remettre de la joie au cœur des apprentissages.

 

Retrouvez-nous dans le live "Les Jeudis de la Psychopédagogie Appliquée" : un rendez-vous en direct, chaque jeudi de 12h30 à 13h00, autour d’une thématique exclusive.


Credit : pexels-karola